Je voulais vous écrire quelque chose sur les lévriers espagnols. Je voulais vous parler de ce calvaire et de ces tortures,
et je vais le faire. Le problème c'est que ce n'est pas le seul problème, et je suis effarée lorsque je vois toute cette cruauté et tout le travail qu'il faudrait pour l'éradiquer ; soyons
honnête, c'est impossible, l'homme est bien trop con pour changer, mais si on peut sauver quelques vies, alors faisons le. A ceux qui me disent que les enfants qui meurent dans le tiers monde
c'est beaucoup plus important je dis : ok, mais toi tu fais quoi pour les enfants du tiers-monde ? A chacun son échelle, et dans un sens s'occuper des animaux martyrs c'est sûrement plus à la
portée de beaucoup de monde aussi ! Adopter un animal c'est si facile ! Alors qu'on arrête de me rebattre les oreilles avec de telles conneries ! Chacun prend son petit fil d'action même si c'est
peu à l'échelle planétaire, on sait que - blablabla - c'est toujours ça de fait, vous connaissez le principe. Désolée de paraître si agressive de bon matin, mais après ce que je viens de lire je
suis plutôt...bouleversée.
L'Espagne, un pays que j'adore : soleil, mer et glace à la noix de coco, que demander de plus ? Pourtant, c'est l'un des pays les plus cruels d'Europe, à notre porte. On est déjà bien désensibilisés pour tuer moult taureaux dont le spectacle m'a donné une grande envie de vomir mes tripes, alors imaginez que le reste du règne animal est traité avec la même cruauté. Les lévriers servent à la chasse, ce qui est interdit chez nous ; la loi étant contraignante pour les possesseurs de chiens de chasse leur propriétaire préfère les abandonner, ou les tuer s’ils n’ont pas été assez bon, à la fin de la saison de chasse. Il faut savoir que le chien est rué de coups pour être bon, et avec un peu de chance on l’abandonnera dans la rue ou à l’entrée d’un refuge (certains les balancent par-dessus le mur pour aller plus vite, d’où les pattes cassées fréquentes). Les autres seront fusillés, lâchés dans des puits, abandonnés avec une grosse pierre autour du coup, pendus avec une agonie très longue, laissés dans une perrera (une fourrière) qui, au bout de 10 jours fait un gros gazage et en tue plusieurs centaines d’un coup, du chiot au vieux chien, avec évidemment un produit non adapté ce qui fait que certaines pauvres bêtes agonisent pendant plusieurs heures.
Je peux vous parler des chiens recueillis par l’association pour laquelle mes proches sont actifs (voici le site, le bon cette fois) dont la plupart, après un long séjour de convalescence au refuge ne témoignent plus physiquement, ou peu, des sévices qu'ils ont vécues. Il y a malheureusement des cas très fréquents de chiens recouverts de brûlures de cigarettes, de coups de couteau, oreilles découpées à la base, pattes cisaillées… Que dire d’une telle cruauté ? Comment peut-on s’amuser à faire autant souffrir un être vivant, je ne pige pas. En Espagne posséder un lévrier comme animal de compagnie est ridicule, c’est un animal purement utile. La pression européenne et les pétitions aujourd’hui poussent certains chasseurs à freiner leur soif de cruauté. Certaines personnalités françaises ont d’ailleurs adopté au refuge pour faire passer le message, comme Jean Rochefort, c’est un bon début…
Ah l’Angleterre, so British! So classy! Tu parles… Bien heureux de faire des paris sur les courses de lévriers, mais tout comme les espagnols ils ne voient que le côté utile de la « chose » qui court avec sa longue queue sur le bitume, là. « Ce machin ? Mais pourquoi le garder à la fin de la course Darling ? S’il n’est plus bon à rien, autant le flinguer ! » Ce qu’ils font ; ils engagent des hommes pour les tuer au revolver. L’un de ces spécialistes tueurs se vante d’en avoir zigouillé plus de 1000 qu’il s’empresse d’enterrer dans sa propriété, totalement barré et débile me mec. Et là certains me diront : « Ah mais ça va, ça leur fait pas mal ! » Ah ah. Si on pouvait éviter ça, ce ne serait pas mieux, non ? Le problème vient de la vision que certains hommes ont de l’animal, qu’ils considèrent comme un vulgaire objet, et c’est là-dessus qu’il faut faire pression.
Parce que je considère que les êtres vivants en général ont droit à un minimum de respect et que personne n’a le droit d’infliger de souffrances inutiles à qui ou quoi que ce soit ; et parce que je suis convaincue que ces personnes qui font du mal le font par sentiment de supériorité pure. Alors si on peut faire un petit quelque chose pour que ça change, faisons le.
VoS P'TiTs MoTs..!