par hitOmi
Mercredi 19 décembre 2007
...ça fait quoi ?
Selon Freud (ce cher ami pervers) il est normal, nous dirons même obligatoire de se titiller le cervelet à un moment de sa vie pour
s'interroger sur ce que ça ferait si l'on avait le sexe opposé. Ainsi il affirmait que chaque femme voulait avoir un pénis : pas pour toute la vie (car là il faut le trouver quelque part le
pénis-greffe, ce qui sous-entend qu'un homme veut bien se le faire couper et ça, c'est pas gagné !) mais juste pour savoir. Savoir enfin : ça fait quoi d'être un homme ? Une femme, ça je sais :
haine de la pilosité, crème choubidah-bidah parce que la peau se dessèche facilement, pince à épiler, collants filés, ongles qui se pètent, cheveux emmêlés et j'en passe... Même au-delà de
l'aspect physique et superficiel que je développe, il est plus facile d'être homme dans la vie professionnelle, et ne parlons même pas de l'aspect "pipi dans la nature" et du pas du crabe au
milieu des feuillages (et des orties parfois).
On accepte beaucoup moins les écarts vestimentaires et physiques d'une femme car "il est normal pour une femme de prendre soin
d'elle" alors que les mecs commencent tout juste à faire attention à eux et à se couper le poil de façon esthétique et encore "ouais bah lui vu le temps qu'il passe dans la salle de bain, c'est
une tapette" : le cliché ! Je donne un bon point à l'homme qui prend soin de lui tant qu'il ne m'empêche pas de squatter la salle de bain quand j'en ai besoin, et pour ça j'ai pas de problème
avec le mien : propre. C'est tout. Se rase 1 fois par semaine, le tube de crème date de l'an 1600 (il en met parfois, quand sa peau est vraiment archi-brûlée par les lames du rasoir). Quand on
voit ça on se dit qu'être un homme ça paraît tellement plus... reposant, simple. Ils peuvent montrer leurs fesses aux mamies, rôter en buvant leur bière, draguer les minettes : c'est
normal.
Freud avait au moins raison pour mon cas : j'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait d'être un homme. Petite en moyenne section
j'ai même essayé de faire pipi debout dans les toilettes mixtes (ah parlons-en : les enfants sont pudiques avant l'âge de 7ans, ok ?!) inutile de vous dire la suite... J'ai toujours essayé de
savoir ce qu'il y avait de si bien à être un mec, posant des questions autour de moi, parlant à mes potes du sexe opposé : ça fait quoi ?
Après maintes interrogations et observation des jeunes lycéens je me suis rendue compte que la nouvelle génération était bel et
bien en train d'effacer ce clivage mec / fille : on a même inventé le terme de métrosexuel ! On ne sait plus vraiment qui est quoi, et même qui est qui, garçons et filles se ressemblent de plus
en plus. Freud était-il un visionnaire ? Avait-il imaginé sa théorie poussée concrètement à son paroxysme ?
En définitive, je me trouve pas mal dans mon corps de femme, et rien ne m'empêche de me lâcher moi aussi parfois car faire le mec
c'est vraiment trop facile en fait : vous avez vu la différence entre les hommes et les femmes pendant la coupe du monde de rugby vous ?
VoS P'TiTs MoTs..!