Hier, merdi.
Hier, journée malplaisante...
Décollage à 8 heures du mat', dans la nuit, arrivée en salle informatique. Surprise ! Pas cours ce matin... C'est l'instant où les neurones ont encore du mal à se connecter pour laisser
cheminer le signal de colère et de désespoir (je sais, j'exagère !) jusqu'au lieu vénéré de la réflexion (qui de toute façon est encore plongé dans le sommeil à ce moment-là)
"Bon bah on peut réviser l'oral de littérature en attendant" (j'abrège toute la période de flottement, les "on fait quoi ?" etc.) J'vais à mon carrosse pour récupérer cet affreux Victor Hugo et
ce salaud se venge : en me penchant pour l'attraper où il s'était faufilé je me déplace un "bidule" dans le dos. Charmant. Le nerf est pincé, ça fait un point douloureux (désagréable mais encore
acceptable à vrai dire). Le cours de littérature française commence, se passe, soporifique land bonjour ! L'échine est de plus en plus douloureuse...
Après un repas consommé le plus lentement possible et un blabla très vaste et reposant avec mon amie Lu, l'heure de l'exposé oral sur Monsieur Hugo approche... fatidiquement. Inutile d'espérer
maintenant un blocus éclair, une tempête dévastatrice ou un raz de marée de mémés enragées, il va falloir y passer. "Y passer" signifie dans ce cours poser sa tête sur un billot, parler, et
généralement se faire couper tout ou une partie du cou (nous n'avons encore jamais assisté à une décapitation totale). Je parle, blabla Hugo ceci, la pieuvre cela... blabla monstre, je sens la
chaleur monter sur mes joues, ouah, mais qu'il fait chaud ici ! J'entends un craquement de doigts, oups, faut que j'arrête de me malaxer les mains aussi fort ou je vais me péter les phallanges...
L'épreuve se termine. Un peu trop vite. Verdict : juste un petit bout du cou tranché, on devrait s'en sortir. Ouf !
Pendant ce temps la douleur avait gagné du terrain sous la peau de mon verso, je ne l'avais pas sentie à cause de la montée de stress, anesthésiante. Le petit point avait grandi pour atteindre
une véritable barre en plein centre de mon dos. Et là, ça devient carrément douloureux !
Un (long) passage chez les filles m'a permis de passer un très bon moment, je ne pensais presque pas à cette saloperie de dos ! La parole est peut être anesthésiante car j'ai beaucoup parlé.
Beaucoup trop. AAAaaah que je voudrais contrôler plus cette langue, l'empêcher d'éjecter toutes les pensées qui se posent sur elle... Que de mystère il n'y a plus, lorsqu'une personne en dit trop
! Zut de zut, je voudrais bien en dire moins mais ce bec ne cesse de jaser, terrible ça... M'enfin, ce qui est dit, est dit, après tout ! Je réfléchirai tout de même à un concept de muselière
discret, pour voir...
Tout va bien jusqu'à ce moment-là, où j'ai éprouvé beaucoup de mal à m'extirper de cet appartement si chaleureux mais aussi chaud, vraiment chaud (à part que ma lassitude de répondre au
téléphone et mon incapacité à être ponctuelle quand je bavarde de façon intensive m'ont fait arriver tard à l'appart', alors que Monsieur Grand Blond allait se coucher, la veille de partiels...)
Je grignote vite fait (poulet et avocat si vous voulez tout savoir) et je me couche. D'un coup "CCRRrrrrraaAAAccccCCCCC !" bien sec ! P***** mais c'est pas vrai, encore !!! Je vous fais un rapide
résumé de la situation : matelas et sommier neufs Ikea, Grand Blond se laisse tomber sur le lit, sommier tenu par une seule latte verticale, nœud de bois au milieu, casse. Changement mercredi
matin dernier par les Ikeamen, nous trop contents d'être à nouveau en hauteur au-dessus du sol. Mais nœud de bois sur cette latte aussi, alors méfiance... Et crac. Merci Ikea, pour cette bonne
journée, après tout, ce n'est pas comme si j'avais mal au dos en plus de ça...
Ps : ce matin la barre a disparu de mon dos. J'abrite désormais un champ de douleur, même le Voltarène est inutile. Crois que je vais aller voir mon ostéo, en vue des partiels à venir...











VoS P'TiTs MoTs..!