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par hitOmi
Jeudi 19 juin 2008

La création m'a offert 3 reins pour le prix de 2, oui oui, je vous jure. Voilà qui me fait une bien belle guibole, tout particulièrement quand les deux reins mitoyens rentrent en conflit d'intérêt...

L'infection urinaire dont je parlais ici s'est en fait métamorphosée en haute infection des reins et du bassin (pyelonephrite) grâce à cette fabuleuse duplicité rénale. Il s'avère que je viens de passer une petite villégiature à l'hosto pas vraiment digne d'une petite virée Club Med, mais forte intéressante d'un point de vue humain...


Je vous résume :

Les élancements s'amplifiant, la fébrilité commençant son ascension et les reins devenant douloureux, mon toubib m'a fait le généreux cadeau d'un bon pour une admission aux urgences en toute hâte, lieu mythique dans lequel j'arrivais à 20 heures pétantes (comme dans le métro parisien, c'est l'heure de pointe !). Petite vision panoramique, rien que pour vos mirettes : doigts tranchés, cervicales abîmées, mamies tremblantes et traumatismes cardiaques, bienvenue dans le royaume de la patience. Heureusement, le personnel des urgence a été profondément sympa et je ressens ce que l'on pourrait nommer la « douleur-rigolote », donc je me suis plutôt bien marrée pour oublier la douleur qui étreignait mon flanc gauche... On peut dire que j'ai eu pas mal de répartie, la souffrance est une excellente muse ! Après l'attente, l'attente, l'attente, une radio forte éloquente sur mon état intestinal, une prise de sang, une pose de perf râtée, une seconde mieux réussie mais fort mal campée et douloureuse, des doses de calmants et d'antibio, j'ai eu le droit et le privilège de dormir à l'hôpital. Mais plus de places vacantes... « Bon, on va vous emmener à côté, à la mater ». Deux heures plus tard, tour de manège en ambulance, plateau repas très copieux offert gracieusement à 2h 30 du mat' par une infirmière adorable, j'ai pu enfin fermer les billes à 3h30... (Pour être réveillée 2 fois dans la nuit par les infirmières qui devaient m'observer) et réveil 7h30. Pas l'hôtel, quoi... :)

Lendemain, deux tours de manège en ambulance, une vessie à la limite de l'explosion pour une écho... Je vous passe les détails, résultats positifs, traitement de 2 semaines puis re-exam pour vérifier la disparition de la triple infection rénale... Ouf, je suis sortie ! On est vraiment bien chez soi :)

Bilan : le truc qui m'a le plus frappée, c'est le regard des gens extérieurs quand vous êtes sur votre brancard, transportée par les ambulanciers et que l'on vous prend pour un grand malade : la pitié. C'est ignoble... Le second aspect, c'est le regard du personnel : on vous bouge comme une vulgaire lampe, on vous oublie dans un couloir comme une vieille chaise, vous faites partie du décor, on oublie votre présence, on parle à côté de vous comme si vous n'existiez pas... On vous colle votre dossier dans les mains, mais on vous interdit de l'ouvrir en vous parlant comme à un gosse, top confidentiel (vous croyez que j'ai obéi ? C'est très mal me connaître hihihi !), on ne vous explique rien (vous êtes trop cons pour comprendre) même si certains médecins étaient transparents dans leurs propos (dommage, ils étaient peu). Bref, y'a quand même beaucoup de trucs qui m'ont dérangée. Mon seul souhait : je ne veux pas tomber VRAIMENT malade. Nononononon...


publié dans : Coup de Coeur / Coup de Gueule
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par hitOmi
Lundi 16 juin 2008

Touchée de plein fouet par une 'cystite', nommée également et avec moult poésie 'infection urinaire' ou d'après mon codex chouchou des synonymes 'blennorragie' (même si je ne suis pas certaine qu'il s'agisse exactement de la même affection) je suis dans une situation très épineuse. Pas de sport aujourd'hui, vous imaginez bien que ce n'est pas tout confort que d'avoir envie d'évacuer tous les quarts d'heure avec une montagne d'appréhension quant aux douleurs qu'accompagnent cette douce prolifération de saloperies de microbes. Depuis hier soir ma vessie me torture, à 3 heures 30 du matin j'y étais encore. Poisse, quand tu nous colles aux pattes... Encore un mal qui touche surtout les femmes, que nous sommes vernies !

Tout ça pour choir à ce jour-même, la malédiction des gosses. Quelle corrélation me direz-vous ? Le voilà le rapport. Songez plutôt : je viens de passer une nuit horrible, je couine à chacun des abondants et périlleux périples aux cabinets, et bois des litres de thé, flotte et autres substances hydratantes. A bout de nerfs je me jette de tout mon corps sur le téléphone portable pour joindre le cabinet médical le plus proche, rendez-vous est pris à 17h45. Je pars ; j'attends. Médecin pas encore sur place (!). Et là, alors que je gigote sur ma chaise, une gamine me regarde, la bouche entrouverte et les yeux tombants. Vous auriez vu cet air, à engendrer des cauchemars... Elle me fixait, l'air con et méchant à la fois, difficile à dire, mais pas un regard naïf d'enfant, quelque chose qui fait froid dans le dos, un truc qui ne tourne pas très rond. Je me détourne, ggrrrr... Une autre maman arrive avec un joli petit garçon de 6 ou 7 ans ; il pousse des drôles de hurlements juste à côté de mon oreille droite, elle le calme. Jusqu'ici ça va, j'ai l'habitude des hurlements, expérience dans l'animation oblige. Puis il me regarde lui aussi avec hébétement, articule deux trois cris, puis descend de sa chaise et me bourre un grand coup de poing dans la poitrine ! Sa mère n'a pas eu le temps de le retenir... Le médecin arrive, il lui en colle un à lui aussi, en plein dans l'entrejambe, comme ça pas de jaloux ! Un grand moment d'effroi au cours duquel je me serais volontiers soumise à l'expression de mes pulsions les plus primaires, mais non, je suis restée calme. Et toute cette aventure pour rien : le médecin m'a oubliée, j'ai perdu presque une heure d'attente, gagné un coup au nichon et payé 15 euros cash à l'officine pour acheter des comprimés de cranberry... Merci la journée !

publié dans : Coup de Coeur / Coup de Gueule
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